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Publié le 26 novembre 2018
Retrouvez la tribune mensuelle d'Eric Plat, Président de la Fédération du Commerce Coopératif et Associé. Il revient sur le contexte social que l'on connait.

Comment peut-on considérer que l’augmentation phénoménale du prix du gasoil de plus de 25 % au cours de ces dernières semaines soit compensée par la maigre baisse de charges sur la fiche de paye ?

Même si cette mesure est compréhensible pour revenir à l’équilibre budgétaire et ne pas laisser aux générations futures des dettes abyssales et un monde pollué, elle taillade néanmoins brutalement le pouvoir d’achat des Français qui ne peuvent se passer de voiture ou en changer brusquement ! On va finir par mettre la France en récession et obtenir le résultat opposé à celui que l’on souhaite.

Le commerce représente 20 % du PIB, des millions d’emplois et pèse deux fois plus que l’industrie. Il devrait être considéré comme une richesse que l’on doit préserver.

Même si l’on résonnait par l’absurde en considérant que cette augmentation est nécessaire instantanément, comme c’est le cas, alors pourquoi ne pas l’accompagner de mesures pour préserver le pouvoir d’achat des Français et éviter que les Gilets jaunes, dans un gigantesque contresens, ne viennent gêner l'activité des commerces et contracter la croissance. On entend deci delà que l’objectif des Gilets jaunes est de gêner la rentrée de la TVA pour gêner nos politiques. Cela témoigne de l’immense incompréhension de l’économie par nos concitoyens. La TVA constitue la plus grosse rentrée fiscale. Elle finance notre modèle social, les investissements en infrastructures, la recherche, la santé, l’éducation, la police, l’armée, etc.

Mais qui va donc faire comprendre aux Français que nous formons un tout, comme les doigts d’une main et que dès lors que l’on coupe un doigt, c’est tout le corps que l’on déséquilibre ? Qui va donc expliquer aux politiques que le matraquage fiscal réduit la consommation, l’investissement et les rentrées fiscales ? Qui va donc considérer que le commerce par le nombre d’emplois qu’il crée et la richesse qu’il génère, participe à l’équilibre des villes des régions et fait rayonner notre nation ?

Sur ce dernier point, c’est à nous commerçants que revient cette mission. Expliquons-le autour de nous, agissons auprès des élus, faisons-le savoir sur les réseaux sociaux, n’ayez pas peur mes chers confrères de prendre la parole pour défendre le commerce et en particulier celui du Commerce Coopératif et Associé !