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Publié le 15 avril 2016
Julie Seigle-Vatte ne fait pas les choses comme tout le monde. Elle ne connaissait pas l’univers du jouet, elle a ouvert un magasin JouéClub. Elle était commerçante depuis moins d’un an, elle décide d’ouvrir un second point de vente. Elle nous parle de son parcours et de sa passion pour son métier.

// Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?
J’ai commencé par un BTS assistante trilingue en 2000. J’ai travaillé en Espagne puis je suis revenue dans mon département natal, en Isère où j’ai fait de la vente à domicile. Un jour, ma grand-mère donne 20 euros à ma fille pour son anniversaire. Ma petite me demande de m’arrêter dans le magasin JouéClub aux Abrets, à proximité de la maison. Elle y trouve le jouet de ses rêves mais il lui manque quelques centimes pour se l’offrir. La commerçante lui en fait cadeau. C’est peut-être anodin mais la démarche de cette commerçante me touche et je me dis que je retournerai dans son magasin.   
Quelques jours plus tard, je relate l’histoire à un repas de famille et j’apprends que ce commerce est à vendre. Ni une, ni deux, je me prends au jeu avec mon époux et deux semaines plus tard, je décide de racheter le magasin. Le plus fou, c’est quand même que j’ouvre les portes du magasin le 1er octobre 2009… sans connaître quelque chose au secteur du jouet et bien évidemment sans avoir préparé la période de Noël, moment le plus important de l’année. La période des fêtes se passe. Je travaille comme une acharnée avec ma mère que j’ai embauchée à mi-temps.
Courant 2010, je rencontre un promoteur qui construit une zone commerciale à seulement 600 mètres de mon magasin. Je suis en train de prendre confiance en tant qu’entrepreneur, je sais que mon métier me passionne. Je n’ai pas encore de bilan mais je sens que c’est une opportunité à saisir. Mon banquier me refuse mon prêt. J’y vais au culot et je décide de monter sur Grenoble, au siège de ma banque, afin de rencontrer la personne qui a refusé mon dossier. Après une longue attente, je suis reçue et j’explique pourquoi il est important qu’ils financent mon projet. Quinze jours après, mon dossier est accepté. Je ferme mon premier magasin et ouvre un JouéClub de 500m2 en juillet 2011. Deux ans après, JouéClub souhaite ouvrir un magasin à une trentaine de kilomètres des Abrets. La coopérative me propose de me lancer dans l’aventure. Le 9 octobre 2013, j’ouvre mon second magasin JouéClub. Il suffit d’y croire et tout est possible!

// Pourquoi avez-vous choisi l’enseigne JouéClub ?

Magasin JouéClub


C’est vraiment pour les côtés indépendant et solidaire. Avec tout ce que je fais, j’aime bien être chez moi. Grâce au Commerce Coopératif et Associé, vous êtes indépendant avec tout le soutien d’un réseau. Je veux faire de la publicité, je peux avoir un expert de la coopérative au bout du fil. J’ai besoin d’aide en merchandising, je sais qui je peux joindre à ce sujet. Demain, j’ai besoin d’être conseillée sur un dossier juridique, je peux taper à la porte de notre service juridique. Pour tout vous dire, j’appelle JouéClub plusieurs fois par jour et on me revient toujours avec une solution ! C’est ça aussi l’esprit coopératif.  
Tous les membres de JouéClub que ce soit les autres adhérents comme moi ou tous les permanents de la coopérative ou encore notre Président, nous nous connaissons tous. Nous nous parlons. Nous échangeons. Nous nous respectons. Je suis même devenue sélectionneuse de jouets pour la coopérative. C’est comme cela que j’avais envie de rejoindre ce réseau. 
Et pour l’anecdote, je suis rentrée en contact avec plusieurs enseignes dans l’univers du jouet lorsque je me suis lancée. Bon nombre d’enseignes me laissaient des messages très formels, voire froids. Lorsque j’ai eu le message de JouéClub qui me disait que c’était l’assistante du Père Noël au bout du fil, j’ai tout de suite su que nous allions bien nous entendre.

// Pourriez-vous nous parler de vos relations avec vos pairs ?
Comme le dit JouéClub, ce sont 300 magasins copains ! Par exemple, il m’arrive d’envoyer un mail à tout notre réseau car j’ai un client qui est à la recherche d’un jouet que je n’ai pas en stock. Tout de suite, je sais que les coopérateurs JouéClub à proximité vont essayer de me dépanner et je fais la même chose pour eux. Les anciens ont toujours des choses à nous apprendre et les jeunes du réseau apportent une nouvelle dynamique. Chaque adhérent JouéClub est indépendant, a sa personnalité, est solidaire, pratique l’entraide. J’ai vraiment le sentiment de n’être jamais seule et d’être à la fois chez moi, dans mon magasin. JouéClub, c’est vraiment une seconde famille pour moi.

// Votre société fait 30% de chiffre d’affaires en plus chaque année depuis 2010, comment expliquez-vous votre succès ?

Salariés JouéClub


Mon banquier espérait que je multiplie mon chiffre d’affaires par deux, je l’ai multiplié par quatre ! Tout d’abord je bénéficie de la notoriété d’une enseigne connue et reconnue JouéClub. Je pense également que le succès de mes magasins s’appuie sur ma forte implication dans la vie locale de ma commune. Je suis présidente de l’association des commerçants. Je m’investis au sein de la chambre de Commerce et d’industrie du Nord Isère. Je suis Vice-Présidente des groupements commerciaux de Nord-Isère. Mes clients ne viennent pas dans une grande surface du jouet, ils viennent chez moi !
Chaque année, j’organise la fête du catalogue en octobre. Lorsque j’ai lancé pour la première fois cette opération dans mon JouéClub aux Abrets, seulement cinquante clients étaient venus découvrir les jouets de Noël. Pour la dernière édition, ce sont 1 200 clients qui sont venus.

J’ai dû organiser cela en plusieurs séances. En plus des actions préconisées par le réseau JouéClub, je lance mes propres opérations. Lors de la sortie du film Dragons, j’ai fait venir des cracheurs de feu pour célébrer l’événement. Et j’ai encore plein d’idées à concrétiser !