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Publié le 01 mars 2018
Chaque mois, le Président de la fédération vous propose un billet d’humeur. En ce début du mois de mars, il nous parle des résultats des GAFAM.

Si nous attendons avec fébrilité les chiffres du Commerce Coopératif et Associé en France pour 2017, en revanche nous avons déjà ceux des GAFAM ! En 2016, l’Usine Nouvelle titrait déjà 77,8 milliards de dollars de bénéfices pour les Gafa soit 50 % de plus qu’en 2012. Le 2 février 2018, Les Echos titrait « l’année faste des GAFA, résultats financiers records, capitalisation boursière au plus haut ». Ça continue !

Après tout, ce sont des entreprises certes étrangères et on pourrait s’en réjouir, mais pour le commerce français en particulier cela sonne comme un avertissement. Nous sommes devenus ultra dépendants en terme d’Intelligence Artificiel, de stockage de données, d’usages, de ces sociétés américaines qui aujourd’hui, non seulement font du commerce avec les Français, mais dans la plupart des cas, ne payent pas leurs impôts sur notre territoire. Il faut bien reconnaître que leurs outils et leurs applications sont extrêmement performants et que bien souvent la comparaison est difficile. Pourtant, je reste convaincu que le Commerce Coopératif et Associérecèle en lui des richesses absolument extraordinaires lui permettant de réagir. En effet l’étude annuelle de l’observatoire Cetelem qui scrute les consommateurs européens depuis plus de 20 ans, nous donne en ce début d’année, quelques chiffres à méditer : plus de 56 % des 18-34 ans plébiscitent les magasins physiques indépendants !

De plus, ils n’affichent aucun basculement total sur Internet pour leur acquisition, puisque, par exemple, ils ne sont que 16 % à acheter leurs produits culturels exclusivement sur le net. Or c’est le score le plus élevé sur cet item. « Aujourd’hui, commerce physique et Internet coexistent, même dans les pratiques de consommation des Millennials qui aiment les grands centres commerciaux plus que l’ensemble de la population (74 % contre 6 5%) », détaillent les auteurs de l’étude.

Bref, si en magasin, nous développons les bons services, l’amour du client, de nos produits, si nous devenons omnicanal, alors, avec l’énergie des entrepreneurs indépendants et interdépendants, nous aurons la puissance pour nous adapter !