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Publié le 11 septembre 2015
Julien Traullé, Adhérent-Associé des unités Super U de Magny-en-Vexin (Val-d'Oise) et de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).A trente-six ans, Julien Traullé est associé depuis six ans au sein du groupe Système U. Après avoir intégré puis repris l’unité Super U de Magny-en-Vexin, il détient le magasin de Rosny-sous-Bois depuis un an et demi. Pour cet entrepreneur, le commerce coopératif et associé, c’est une histoire de famille et de valeurs partagées. Nous l’avons rencontré.

// Comment êtes-vous arrivé jusqu’à Système U ?
Mon père, Jean-Luc Traullé, était un des membres fondateurs du Groupe Système U à l’époque de la scission entre Système U et Unico. Ce qui l’intéressait le plus, c’était le travail en centrale. Il a d’ailleurs été Président de centrale régionale. De mon côté, ce qui me plaisait, c’était le terrain, le travail en magasin. Après avoir étudié à l’ECAL, l’école de distribution du Groupe ESC de Rouen, je suis rentré par la petite porte en tant qu’employé libre-service (premier échelon au sein du groupement) dans le magasin de Magny-en-Vexin, puis j’ai gravi tous les échelons au sein de l’entreprise familiale. Cependant, je peux vous assurer que si mon père avait été dans un groupe succursaliste, je ne l’aurai pas rejoint !

// Vous êtes très attaché aux valeurs coopératives. Que pouvez-vous nous en dire ?
Dans la coopération commerciale, ce sont les valeurs humaines qui priment. Il y a un homme derrière chaque activité et nous sommes intégrés dans le tissu économique local. Dans mes magasins, je travaille au côté de mes équipes qui sont généralement des salariés natifs de la région. A Magny-en-Vexin, par exemple, vous avez 18% des références du magasin qui sont produites en local. C’est le principe du coopératif. Le local nous fait vivre, à nous de faire vivre le local. Pour les prestataires et fournisseurs, nous prenons des entrepreneurs locaux.  La pérennité et la transmission sont de véritables valeurs pour le commerce coopératif et associé. C’est ce qui me fait me lever tous les matins. Chaque jour, vous êtes responsable de vos cent soixante collaborateurs, de la bonne santé de votre entreprise et en même temps, vous participez à la démarche globale de votre coopérative. Quand j’ai voulu reprendre un nouveau magasin, c’est encore un fois, grâce au groupement que j’ai pu acquérir Rosny-sous-Bois.

// Concernant votre investissement en tant qu’associé. Comment participez-vous à la vie du réseau ?
J’ai participé à la mise en place des caisses rapides libre-service. Il y a plus de dix ans, un associé du réseau sur Brest commençait à s’y intéresser. Je suis allé découvrir le concept dans son unité puis j’ai testé le principe dans mon magasin de Magny-en-Vexin. Quand nous avons pu constater que cela marchait, j’ai proposé l’idée au groupement et maintenant ce service s’est généralisé. C’est aussi ça l’esprit d’un groupement. Quand un associé a une bonne idée, il la génère et en fait profiter le réseau. Du coup, c’est une certaine fierté de pouvoir retrouver son concept, son idée dans les points de vente de ses collègues. 
J’ai également développé le concept du self-scanning qui est un système de douchettes dans les magasins qui permet aux clients de scanner leur panier en temps réel. J’ai aussi travaillé sur le logiciel de caisse pour le groupement. Enfin, j’ai été administrateur de « Synergie » qui est une centrale commune pour l’achat des carburants. 
Au sein d’un groupement, on vous connait bien, c’est pour cela qu’on vous propose naturellement de prendre en charge des sujets selon vos centres d’intérêts. Même à ce niveau-là de responsabilité, la dimension humaine est et reste importante. Le rapport entre permanents et entrepreneurs est vital. Dans ces commissions, vous avez besoin de tous les corps de métiers : des techniciens, des spécialistes, des hommes de terrain, des juristes et on travaille tous ensemble pour faire évoluer le groupement. Cette alliance de profils est très intéressante. Il n’y a pas de hiérarchie, nous sommes dans l’échange avec un objectif unique : être plus performant dans l’intérêt de la coopérative. Ce qui n’empêche pas que notre métier de commerçant, c’est avant tout que le bon produit soit là au bon moment !

// Une idée pour demain ?
La puce RFID. C’est une puce qui est installé dans un produit et prend la place du code barre. Elle référence énormément d’informations, notamment la date de péremption du produit, où le produit a été fait, combien de fois on l’a commandé. Cet outil peut être intéressant que ce soit pour le commerçant ou pour le client. Dans le cas de problèmes sanitaires, cette technologie peut nous permettre, d’être plus réactifs et donc meilleurs.