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Publié le 17 juillet 2020
Michel Gouzille est président-directeur général de SACOL depuis 15 ans. Il revient sur les spécificités de son réseau et la crise sanitaire que nous vivons.

Opticien de formation, Michel Gouzille exerce ce métier depuis plus de 30 ans au sein de la SACOL. Son implication au sein du réseau, qui le conduit à occuper la fonction de président-directeur général depuis 2005, est le reflet des valeurs défendues et qu’il met en musique au quotidien : respect, entraide et mutualisation.

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Vous êtes à la tête de la coopérative SACOL. Quel est votre parcours ?

Michel Gouzille : Titulaire du BTS Optique, j’ai débuté en tant qu’opticien en 1981. J’ai ensuite dirigé un magasin en région parisienne, jusqu’en 1988, année où j’ai acheté un magasin à Pamiers, en Ariège, et adhéré à la coopérative SACOL. Deux ans plus tard, j’ai intégré le conseil d’administration de la coopérative pour représenter les opticiens associés auprès des instances et des fournisseurs. En 1995, j’ai pris en charge la commission informatique avant d’accéder à la présidence de la coopérative en 2005. J’ai créé un deuxième magasin en Ariège, à Varilhes, en 2013.

Pouvez-vous nous présenter votre et les services proposés à vos adhérents ?

M. G. : La coopérative SACOL regroupe les magasins sous enseigne VISUAL. La spécificité de cette coopérative, c’est qu’elle gère un double réseau : 15 magasins en succursales, via des sociétés filiales, et 42 magasins indépendants et associés coopérateurs qui ont des positionnements assez diversifiés (généraliste, créateur, contactologie, etc.). Notre groupement ne se positionne pas comme les grandes enseignes du marché. Il revendique assez fortement ses valeurs de coopérative et les fait vivre au quotidien dans sa relation avec ses membres. Concrètement, cela se traduit par un accompagnement individualisé de chaque opticien associé coopérateur dans tous les domaines de prestations de services qu’assure la coopérative : la communication, les opérations commerciales, les développements informatiques, l’aménagement des magasins, les finances, les certifications ou encore le développement. N’ayant pas de vocation capitalistique, la coopérative peut proposer ces services à des prix particulièrement compétitifs pour l’opticien. Plus encore, elle peut prendre en charge de nombreux aspects administratifs et opérationnels permettant aux opticiens de se concentrer sur leur exploitation et leur clientèle.

Vous évoluez sur un marché concurrentiel. Comment vous différenciez-vous des autres acteurs et comment faites-vous valoir les atouts et les spécificités de votre modèle ?

M. G. : En effet, le marché de l’optique est particulièrement concurrentiel. Nous n’avons ni les moyens, ni la philosophie des grandes enseignes qui dominent ce marché. C’est là que repose notre principale différenciation : l’indépendance et la liberté de nos opticiens dans leurs choix stratégiques, commerciaux et en matière de positionnement. Le rôle de la coopérative est d’être un facilitateur. Le point commun essentiel de nos opticiens réside dans le partage de valeurs telles que le respect, l’entraide, la mutualisation des idées et des moyens, et la convivialité. Cela se traduit également dans la gouvernance de la coopérative : un conseil d’administration composé d’opticiens élus et impliqués mais aussi une équipe de salariés efficace, réactive et disponible. Un dernier élément non négligeable pour les opticiens : le coût de notre enseigne est de très loin le plus bas du marché !

Le secteur de l’optique a été touché de plein fouet par la crise du Covid-19. Comment avez-vous accompagné vos adhérents ? Comment la reprise s’est-elle effectuée ?

M. G. : La crise sanitaire que nous traversons a été particulièrement délicate économiquement et psychologiquement pour tous nos opticiens. La coopérative a joué son rôle d’accompagnement dès le début, en adoptant des mesures immédiates : aménagement des cotisations, report des échéances de paiement des opticiens, informations et conseils sur les différentes aides mises en place par l’État, échanges téléphoniques fréquents et individuels. Elle a pris en charge la mise à disposition des matériels de sécurisation des équipes (masques, gel, visières) et des magasins (balisage, affiches, stickers) pour l’ensemble du parc. Une procédure complète des règles sanitaires à observer a été envoyée dans tous les magasins. Ces actions ont permis à l’ensemble du réseau de rouvrir le 11 mai, dans des conditions difficiles mais sécurisées. Depuis, l’activité a repris ses droits avec une bonne compréhension de la clientèle sur les nouvelles contraintes du circuit d’achat en magasins. Les perspectives à court et moyen termes sont plutôt encourageantes, si j’en crois les premiers éléments de CA que nous avons.

SACOL – VISUAL en chiffres :

  • 29 M€ de chiffre d'affaires
  • 42 magasins associés
  • + 15 magasins succursales
  • 14 personnes au siège et sur le terrain

Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page enseigne de la coopérative