La FCA auditionnée auSénat dans le cadre d'une mission d'information sur la décommercialisation

La FCA auditionnée au Sénat dans le cadre d’une mission d’information sur la décommercialisation

Publié le : 17 avril 2026

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La FCA a été reçue au Palais du Luxembourg ce jeudi 16 avril par les sénateurs Marie-Lise Housseau, Patrick Chaize et Philippe Grosvalet, tous trois rapporteurs d'une mission d'information sur la décommercialisation dont les conclusions devraient être rendues au mois de juillet.

Devant les sénateurs, le délégué général de la FCA, Olivier Urrutia, a notamment rappelé les spécificités du commerce coopératif et associé et souligné le dynamisme du modèle sur le territoire. S’il a en outre insisté sur la complémentarité entre e-commerce et commerce physique, il a dénoncé la concurrence déloyale des marketplaces étrangères.

Non délocalisable et « non opéable », le commerce coopératif et associé créé de la valeur qui reste entre les mains de ceux qui en sont à l’origine. Le délégué général de la FCA a ainsi rappelé que le modèle permet à ses adhérents de vivre pleinement de leur activité, d’investir dans leur développement et d’assurer un niveau de proximité sans équivalent. C’est un modèle avec lequel construire les politiques commerciales locales de manière solide, efficace et durable.

Olivier Urrutia a par ailleurs souligné que si le e-commerce redessine nécessairement les modèles de vente, il ne tue pas le commerce. En revanche, la transformation digitale des commerces « a un coût d’entrée que tous ne peuvent pas assumer ». C’est pourquoi les pouvoirs publics doivent continuer à jouer un rôle d’accompagnement à la digitalisation.

La question des marketplaces était également au centre des discussions. La concurrence est une constante dans le commerce et bénéficie à tous, « aussi longtemps qu’elle est loyale et non faussée » a rappelé la délégation FCA. De fait, le non respect des normes sanitaires, environnementales, sociales ou des cadres fiscaux par les marketplaces étrangères est insupportable et délétère.

« Que dire aux acteurs du commerce français qui supportent un volume de normes hallucinant et pas moins de 124 taxes diverses et variées, quand leurs concurrents y échappent ? » s’est alarmé Olivier Urrutia.

Une distorsion au niveau national et international dont les répercussions sont locales. Et face au défi de la « décommercialisation », l’opposition entre centre-ville et périphérie n’est pas opérante. « Les politiques du logement et des mobilités, les règles d’urbanisme commercial, et la décentralisation des administrations ont recrée de nouvelles centralité en dehors des centre-ville », a souligné la FCA. « Rendre aux centre-ville historiques leur dynamisme oblige à une approche politique globale intégrant foncier, fiscalité, urbanisme, transport, logement. »

Le phénomène de décommercialisation, qui fait écho à celui de désindustrialisation, a notamment été remis au coeur des débats publics par Dominique Schelcher, président-directeur général de Coopérative U, qui s’est alarmé en 2025 des difficultés du secteur de l’habillement confronté à la déferlante des marketplaces étrangères exemptes de tout contrôle.