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Publié le 04 décembre 2020
La FCA s'est associée à plusieurs organisations représentatives du commerce pour dénoncer la décision du Gouvernement de reporter la date des soldes au 20 janvier.
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Soldes : pourquoi décaler ?

Lors des consultations conduites par le Gouvernement, nos organisations avaient unanimement indiqué leur volonté de maintenir les soldes à la date du 6 janvier initialement prévue par le calendrier officiel.

Alors que les entreprises traversent une crise économique sans précédent, le maintien des dates de soldes d’hiver était décisif pour permettre aux enseignes :

  • d’assurer l’écoulement de leurs stocks. Ces stocks sont actuellement à un niveau exceptionnellement élevé du fait de la fermeture des commerces depuis le 30 octobre et d’un niveau d’activité plus faible en décembre.
  • de reconstituer leur trésorerie, essentielle à la poursuite de l’activité, et notamment au paiement des fournisseurs et à l’achat des prochaines collections ;
  • de contribuer à la nécessaire relance de la consommation après une crise qui aura fortement pénalisé le pouvoir d’achat de très nombreux Français ;
  • de préserver les autres périodes commerciales (notamment la Saint-Valentin, le 14 février) et de ne pas « mordre » sur les vacances scolaires.

Soldes : que le Gouvernement en tire toutes les conséquences, notamment en matière d'ouverture dominicale

De très nombreux Maires ont d’ores et déjà réalisé les consultations obligatoires et adopté en conséquence leur arrêté municipal pour accorder l’ouverture des commerces les 10 et 17 janvier en référence aux dates initiales des soldes. Le calendrier contraint et les obligations réglementaires ne leur permettront pas d’adopter un nouvel arrêté modificatif.

De même, l’instruction adressée aux Préfets par la Ministre du Travail le 25 novembre ne prévoit aucune facilité pour les ouvertures dominicales du mois de janvier mais uniquement le recours au droit commun. Or, celui-ci exige que les entreprises fassent une demande individuelle à la Préfecture et qu’elles disposent d’un accord collectif ou, à défaut, d'une décision unilatérale prise après référendum. Elle nécessite également l’organisation d’importantes consultations.

Cette procédure représente une charge administrative lourde pour les entreprises et leurs représentants qui après plusieurs mois de crises sanitaires doivent pouvoir se concentrer pleinement sur la relance de l’activité.

Les organisations signataires demandent donc au Gouvernement, qui impose le report de la période des soldes, d’autoriser immédiatement et de manière automatique (sans démarche supplémentaire de la part des entreprises ou des organisations professionnelles) l’ouverture des commerces les deux premiers dimanches des soldes (dimanches 24 et 31 janvier 2021). Les salariés bénéficieront des compensations financières prévus dans ces circonstances par le code du travail pour les dimanches du maire.

Les organisations représentatives du commerce qui sont signataires de ce communiqué : Fédération du Commerce et Associé, Alliance du Commerce, Fédération Française de la Franchise, Conseil National des Centres Commerciaux, Fédération du Commerce et de la Distribution, Fédération pour la Promotion du Commerce spécialisé, Union Sport & Cycle