Retrouvez chaque mois le billet d’humeur du Président dans le magazine mensuel de la FCA : Repères Flash.
L’incroyable imagination de nos députés — je dis nos car nous les avons élus et, de ce fait, nous sommes aussi responsables de cette situation — frôle parfois l’invraisemblable, tant elle semble déconnectée de nos attentes et des réalités du terrain. Leurs propositions, souvent hors-sol, se résument trop souvent à une seule obsession : taxer. Et ce, à travers des alliances improbables, hors du temps.
En 2007, François Fillon déclarait : « Notre État est en faillite ». Aujourd’hui, rien n’a changé. Pas une seule de nos entreprises ne supporterait cette situation, pas une seule ne pourrait survivre dans un tel contexte, pas une seule ne pourrait accepter de faire des pertes colossales sans plan de restructuration, sans vision stratégique pour son avenir.
Évidemment ce sont des décisions difficiles à prendre car les effets collatéraux sont souvent douloureux, parfois dommageables, mais l’inaction est pire encore. Une fois encore, notre modèle coopératif et associé dont nous faisons en permanence la promotion, incarne le fer de lance d’une société vertueuse basée sur la confiance, la rationalité, la stabilité et qui devrait servir d’exemple à nos politiques.
Nous avons aujourd’hui la chance d’avoir comme ministre, Serge Papin, un homme de terrain, entrepreneur aguerri, qui connaît parfaitement nos enjeux et nos attentes. Ancien président de Système U — aujourd’hui Coopérative U — il n’a qu’une priorité : défendre le commerce, préserver et renforcer son impact social dans les territoires.
La FCA, aux côtés de ses équipes, lui apporte un soutien sans faille. C’est un devoir, mais aussi une conviction : l’économie de demain se construit avec des acteurs engagés, pas avec des discours creux.
Mais une question demeure : jusqu’à quand devrons-nous accepter, et supporter, une telle gabegie ?