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Baromètre du numérique 2026 : l’IA générative s’impose, les fractures persistent

Publié le : 19 février 2026

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L’édition 2026 du Baromètre du numérique, réalisée par le CREDOC à la demande de l’Arcep, de l’Arcom, du Conseil général de l’économie et de l’ANCT, confirme une double dynamique : une diffusion sans précédent de l’intelligence artificielle générative et l’installation durable du numérique dans les usages quotidiens des Français. Cette maturité n’efface toutefois ni les fragilités ni les inégalités persistantes.

Une diffusion inédite de l’intelligence artificielle générative

C’est le fait marquant de cette édition : 48 % des Français déclarent recourir à l’intelligence artificielle générative. En 25 ans d’existence du Baromètre, aucune technologie numérique n’avait connu une adoption aussi rapide.

L’usage demeure principalement personnel (42 %), même si la sphère professionnelle encourage et intègre de plus en plus ces outils dans les pratiques courantes. Les usages se concentrent autour d’un nombre restreint de solutions (ChatGPT en tête, suivi de Gemini) et sont d’abord orientés vers la recherche d’informations (73 %).

Cette adoption, bien que massive, reste socialement différenciée : jeunes, diplômés du supérieur et cadres figurent parmi les principaux utilisateurs, tandis que les publics plus âgés et moins diplômés demeurent davantage en retrait.

Réseaux sociaux : une fréquentation massive, une exposition élevée

La consultation des réseaux sociaux et des plateformes vidéo reste particulièrement soutenue : près de la moitié des internautes les utilisent quotidiennement.

Cette intensité d’usage s’accompagne d’une exposition significative à des contenus problématiques. 64 % des utilisateurs déclarent être souvent ou parfois confrontés à des fausses informations, contenus violents ou haineux. Chez les 18-24 ans, cette proportion atteint 92 %.

Le baromètre met ainsi en lumière un environnement numérique dense, où la circulation de l’information et des contenus pose des enjeux croissants de confiance et de discernement.

Connectivité : la fibre et la 5G comme nouveaux standards

La montée en puissance des infrastructures se confirme.
Huit abonnés à internet fixe sur dix disposent désormais d’une connexion par fibre ou câble, et près de six personnes sur dix possèdent un smartphone compatible 5G.

Le numérique entre ainsi dans une phase de maturité : l’immense majorité de la population est internaute, les équipements emblématiques comme le smartphone sont quasi universels et les usages structurants (commerce en ligne, démarches administratives, messageries instantanées ou jeux en ligne) atteignent des niveaux élevés et stabilisés.

Environnement et équipements : des arbitrages encore économiques

Les pratiques numériques environnementales progressent, mais restent largement guidées par des considérations économiques.

La réparation des équipements augmente, notamment lorsque le coût d’un remplacement est jugé élevé ou lorsque l’impact environnemental est perçu comme significatif. Le bonus réparation demeure toutefois encore peu mobilisé. Parallèlement, si la détention d’équipements d’occasion reste stable, le nombre total d’appareils numériques détenus continue de croître.

Une maturité qui n’efface pas les fragilités

Malgré la généralisation des équipements et des connexions, les enjeux d’inclusion numérique persistent. Quatre Français sur dix déclarent encore rencontrer des freins dans leurs usages, principalement liés à un sentiment de manque de maîtrise des outils. Ces difficultés touchent plus fortement les publics les moins diplômés.

Dans un contexte de dématérialisation croissante des services et des démarches, cette réalité rappelle que la transformation numérique ne se résume pas à l’accès aux infrastructures : elle repose aussi sur la capacité d’appropriation des outils par l’ensemble de la population.

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