La Grande Récré,

Le modèle coopératif au service des repreneurs

Publié le : 5 octobre 2026

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Reprendre un commerce nécessite méthode et soutien. L’exemple de Thomas Mathais-Garino et Franck Mathais montre comment la synergie entre dynamisme entrepreneurial, soutien familial et force de l’écosystème coopératif sécurise une reprise d’entreprise.

Entrer dans le commerce indépendant à 27 ans par la porte de la reprise : c’est le pari réussi de Thomas Mathais-Garino. En août 2025, il prend les rênes du magasin La Grande Récré du centre commercial Italie 2 à Paris.

« Une reprise est toujours plus simple et plus rassurante pour les partenaires financiers qu’une création, car on se base sur un historique existant », souligne le jeune entrepreneur.

L’opportunité est née du rachat de l’enseigne succursaliste par la coopérative JouéClub, laquelle assure un simple portage des points de vente en vue de les céder à des indépendants.

Mais si la passion est indispensable, il faut aussi convaincre, non seulement les partenaires financiers, mais aussi ses futurs pairs au sein de la coopérative. Avant de se lancer, Thomas a fait ses classes sur le terrain, comme salarié,

dans différents magasins de l’enseigne. « Cela m’a permis de confirmer ma capacité de management et de performance commerciale, apportant une vraie légitimité aux yeux des banques », explique-t-il. Il s’est également adossé à l’expérience de son père, Franck Mathais, professionnel du secteur et associé au projet : « Mon rôle est de contribuer aux orientations stratégiques et d’assurer le lien notamment avec les partenaires financiers. »

Un écosystème financier sur mesure

Le financement d’une telle opération dans un centre commercial parisien constituait un défi. Outre un apport personnel complété par un prêt familial, le projet s’est appuyé sur l’écosystème coopératif. JouéClub a orienté les repreneurs vers SOCOREC et SOCOREC vers le Crédit Coopératif. Ensemble, ils ont élaboré un montage adapté à la saisonnalité du secteur, combinant prêt participatif avec différé d’amortissement et garanties bancaires.

« Travailler avec des partenaires eux-mêmes organisés en coopératives facilite la compréhension du projet. Leurs interlocuteurs savent de quoi ils parlent et les échanges sont très constructifs », apprécie Franck Mathais.

La force du modèle associé

Une fois aux commandes, le statut d’indépendant adossé à un réseau puissant fait la différence. Thomas a repensé l’offre en direct pour coller aux attentes locales et capter la clientèle adulte, l’un des moteurs du secteur. « Dans le modèle succursaliste, l’assortiment ne peut pas être aussi minutieux. En indépendant, j’adapte mon offre en permanence », précise-t-il.

Une agilité décuplée par les services de la centrale : « Le groupe apporte des conditions d’achat négociées, un soutien logistique, marketing et des marques exclusives. Isolé, on ne pourrait pas rivaliser », ajoute le jeune dirigeant.

Fort de ce premier succès, le binôme réitère l’expérience avec la reprise cet été d’un second magasin en banlieue parisienne. « L’ambition est de développer plusieurs magasins », conclut Thomas. Une preuve de la vitalité du modèle coopératif pour susciter de nouvelles vocations et leur donner les moyens de réussir.

Retrouvez cet article et bien d’autres dans « Repères », le magazine du commerce coopératif et associé.

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