Souveraineté : la FCA partage sa vision devant des dirigeants de PME et ETI

Souveraineté : la FCA partage sa vision devant des dirigeants de PME et ETI

Publié le : 31 août 2026

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À l’occasion de l’Exploration Apprenante organisée à Paris par le réseau Symbiose, Olivier Urrutia, délégué général de la FCA, est intervenu devant une trentaine de dirigeants de PME et ETI sur la contribution du commerce coopératif et associé à la souveraineté économique et territoriale française.

Les 27 et 28 août, le réseau Symbiose, qui rassemble des dirigeants et cadres dirigeants de PME et ETI engagés dans l’amélioration de leurs pratiques en matière de RSE et de performance durable, réunissait à Paris une délégation d’une trentaine de dirigeants lyonnais pour son Exploration Apprenante. Partenaire des Universités d’Été de l’Économie de Demain, dont l’édition 2026 était placée sous le thème « Independence Day », le réseau avait choisi de consacrer ces deux journées aux questions de souveraineté, d’indépendance et de savoir-faire français.

Visite des coulisses de la reconstruction de Notre-Dame de Paris, échanges autour de l’héritage des Jeux Olympiques et rencontre « Regards Croisés » ont notamment rythmé la première journée, autour d’une question commune : quelles sont aujourd’hui les forces de la France en matière de souveraineté et quel rôle les entreprises peuvent-elles jouer ?

Invité à apporter le regard de la FCA, Olivier Urrutia est revenu sur les caractéristiques du commerce coopératif et associé qui en font un modèle particulièrement pertinent dans ce débat.

Choisir ses interdépendances

Le délégué général de la FCA a d’abord interrogé la notion même de souveraineté. Théorisée au XVIe siècle par le juriste et philosophe français Jean Bodin, elle connaît aujourd’hui un retour marqué dans le débat public, dans un contexte de multiplication des dépendances économiques.

Dans une économie profondément interconnectée, Olivier Urrutia a défendu une conception de la souveraineté comme la liberté de choisir ses interdépendances. L’indépendance totale apparaît en effet comme un objectif illusoire. L’enjeu réside davantage dans la capacité à maîtriser ses choix et à décider des dépendances que l’on accepte.

Une réflexion qui fait directement écho aux choix auxquels sont aujourd’hui confrontées les entreprises, notamment en matière de numérique, d’énergie, d’approvisionnement ou de compétences.

Garder la valeur auprès de ceux qui la créent

Le commerce coopératif et associé présente à cet égard des caractéristiques singulières. Les entrepreneurs indépendants sont collectivement propriétaires de leur groupement et participent directement à sa gouvernance. Par nature non opéables, ces entreprises conservent ainsi leur capital et leurs centres de décision entre les mains de ceux qui font vivre le réseau.

Cette organisation permet également de maintenir la valeur créée auprès de ceux qui l’ont produite. Pour Olivier Urrutia, cette caractéristique constitue un élément fort de la contribution du modèle à la souveraineté économique française.

Son ancrage local lui confère également une dimension territoriale. Présents partout en France, les entrepreneurs du commerce coopératif et associé développent leur activité et investissent au plus près des territoires.

En reliant indépendance entrepreneuriale, maîtrise de la décision, partage de la valeur et ancrage local, la FCA a ainsi rappelé devant les dirigeants présents combien les fondamentaux du commerce coopératif et associé trouvent aujourd’hui un écho particulier dans les débats sur la souveraineté.