Cette plénière s’est articulée autour de deux temps forts : le premier a permis de faire le bilan à date des neuf mesures du rapport Lever le rideau ; le second a été marqué par la remise au ministre du rapport consacré à la vacance commerciale.
Les interventions de Valérie Lacroute, maire de Nemours et vice-présidente de la Région Île-de-France, de Louis Pautrel, maire de Le Ferré et vice-président de l’Association des maires de France, ainsi que de Julien Cornillet, maire de Montélimar, ont rappelé le rôle central des élus locaux dans l’essor et l’animation du tissu commercial sur les territoires.
Les échanges ont mis en lumière plusieurs leviers d’action pour soutenir le commerce de proximité et renforcer l’attractivité des centres-villes. Parmi les principales pistes évoquées figurent notamment l’exonération de la cotisation foncière des entreprises (CFE), l’indexation des loyers commerciaux sur le chiffre d’affaires lors du lancement d’une activité, le développement des complémentarités entre commerces ou encore le renforcement de la sécurité des biens et des personnes.
La question de la vacance commerciale a également occupé une place importante dans les débats. Le rapport remis au ministre souligne les difficultés rencontrées par de nombreux centres-villes confrontés à la fermeture de commerces et à la perte d’attractivité de certaines polarités commerciales.
À cette occasion, Serge Papin a rappelé plusieurs chantiers engagés par le Gouvernement pour soutenir l’activité commerciale. Il a notamment évoqué la lutte contre la concurrence déloyale de certaines plateformes étrangères, le renforcement de la protection des consommateurs face aux produits non conformes, ainsi que les mesures destinées à améliorer la trésorerie des commerçants dans le cadre de la loi de simplification de la vie économique.
Le ministre a également souligné que les commerces sont aujourd’hui fragilisés lorsque le taux d’effort dépasse 5 %, dans un secteur caractérisé par des marges souvent faibles. Il a enfin insisté sur l’importance de préserver et de développer des commerces essentiels et structurants, capables de recréer des lieux de vie au cœur des territoires, à l’image des commerces alimentaires ou des officines de pharmacie, acteurs majeurs du parcours de soin.
Cette séance du Conseil national du commerce a ainsi permis de réaffirmer le rôle du commerce de proximité comme facteur de dynamisme économique, de cohésion sociale et d’attractivité territoriale.