Le Groupe COFAQ passe à l’offensive pour défendre les indépendants
27 avril 2026
L’histoire de Biocoop remonte aux années 1970, lorsque consommateurs et producteurs s’organisent pour développer une alimentation biologique et locale. Structuré en coopérative nationale dès 1986, le réseau s’est progressivement imposé avec un modèle fondé sur la gouvernance démocratique, l’implication des producteurs et une forte exigence sur les filières.
Quarante ans après, Biocoop s’appuie sur un réseau solide, avec plus de 740 magasins, 2 700 producteurs partenaires et près de 10 000 salariés. Un modèle intégré, de l’amont agricole au point de vente, qui incarne une vision du commerce fondée sur l’ancrage territorial et la structuration de filières durables.
Après un ralentissement marqué entre 2021 et 2023, dans un contexte de tension sur le pouvoir d’achat, la dynamique repart nettement. En 2025, Biocoop atteint près de 1,9 milliard d’euros de chiffre d’affaires (+7,5 %), avec 27 mois de croissance consécutive et une fréquentation en hausse (+6 à +7 %).
La coopérative capte aujourd’hui environ 45 % du marché bio spécialisé et près de 70 % des acheteurs bio, confirmant le retour des consommateurs vers le réseau. Une trajectoire qui témoigne à la fois d’un début de stabilisation du marché et de la capacité du modèle à traverser les cycles.
Forte de cette reprise, Biocoop affiche des ambitions de développement avec 160 ouvertures de magasins d’ici 2029, tout en poursuivant ses engagements en faveur des filières agricoles et d’un bio plus accessible.
Au-delà des performances, ces 40 ans confirment la singularité d’un modèle fondé sur la gouvernance partagée, l’ancrage territorial et le temps long. Un cap assumé par la direction du réseau, qui revendique à la fois lucidité et volontarisme.
« L’avenir nous appartient. Quel que soit le contexte économique ou social, il n’y a aucune fatalité. Le passé nous a démontré que l’on était pionniers, même lorsque les perspectives semblaient sombres. Bien sûr, cette confiance en l’avenir n’exclut pas le danger : il y a une lutte quotidienne à mener », affirme Franck Poncet.