CHRONIQUE. « Notre avenir doit se mettre en marche ! », par Jean Pierre Dry, président de la FCA

Publié le : 30 septembre 2026

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Nous le rappelons depuis quelques mois, des centaines de milliers d’entreprises vont être à reprendre ou à transmettre dans les années qui viennent. Nous le répétons également sans relâche : il faut faciliter ces transactions pour préserver cet équilibre social, indispensable à la vie de nos territoires, que nous défendons à la Fédération. Les faciliter sur les plans juridique, pratique et financier. Car une transmission est un processus de longue haleine, qui peut durer 6 mois lorsque le cédant a bien préparé cette étape, et jusqu’à 24 mois dans les situations les plus complexes ou lorsqu’elle n’a pas été anticipée.

Transmettre ou reprendre nécessite aussi une grande ouverture d’esprit. Pour le cédant, il faut être prêt à transmettre ses connaissances, ses contacts, sa clientèle. C’est toute une vie qui passe alors de mains en mains et qui exige confiance et transparence. À la Fédération, nous travaillons depuis longtemps à mieux faire connaître ces mécanismes et à aider nos adhérents à les anticiper. Car derrière chaque transmission réussie, il y a aussi un commerce qui continue à vivre.

Puisque l’on parle de transmission ou de reprise, je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec les prochaines élections présidentielles. Là aussi, il sera question, d’une certaine manière, de transmission ou de reprise. Dans le cas présent, les postulants, beaucoup plus nombreux à ce jour que les candidats à la reprise de nos commerces, savent exactement ce qu’ils reprennent : de la dette.

Je ne tiens pas ici à m’étendre sur les profonds problèmes de société actuels qui seront également sur la table du prochain président. Ce mot d’humeur dépasserait largement l’espace qui m’est imparti. Dans tous les cas, nous veillerons à la Fédération à faire entendre nos souhaits et nos besoins, en allant au contact des prétendants, afin que chacun entende bien une chose : notre modèle économique est indispensable à la vie quotidienne dans les territoires. Il fait aussi la force et la richesse de nos organisations. Car indépendants nous sommes, oui, mais aussi, et surtout, nous sommes ensemble.