Les années de crise semblent s’éloigner, mais le retour à la normale n’est pas encore au rendez-vous. Dans ses Perspectives économiques 2026, l’ dresse le portrait d’une économie mondiale « sous pression », confrontée à un regain d’incertitudes géopolitiques et à de nouvelles tensions sur les marchés de l’énergie.
L’organisation anticipe une croissance mondiale de 2,9 % en 2026. Un rythme inférieur à celui observé avant la pandémie et qui traduit un essoufflement de l’activité dans plusieurs grandes économies.
Une croissance ralentie dans les principales économies
Le ralentissement est particulièrement marqué dans les économies développées. Aux États-Unis, la croissance devrait atteindre 1,6 % en 2026. Dans la zone euro, elle s’établirait à 0,8 %.
La France ne ferait pas exception. L’OCDE table sur une croissance de 0,7 % en 2026. Un niveau modeste qui reflète une consommation encore hésitante, un contexte international incertain et des investissements freinés par le manque de visibilité économique.
Pour l’organisation, les tensions géopolitiques constituent aujourd’hui le principal facteur de risque. Les perturbations observées sur les marchés de l’énergie pourraient alimenter une nouvelle hausse des prix et ralentir le reflux de l’inflation engagé depuis plusieurs mois.
Une consommation sous surveillance
Cette situation pourrait peser directement sur le pouvoir d’achat des ménages. Or, la consommation demeure un moteur essentiel de l’activité économique dans de nombreux secteurs.
L’OCDE estime que le renchérissement des coûts de l’énergie pourrait affecter la confiance des consommateurs et conduire les ménages à différer certaines dépenses. Une évolution qui serait particulièrement surveillée dans les secteurs dépendant de la consommation discrétionnaire.
Pour les entreprises, ces perspectives confirment que l’environnement économique reste marqué par une forte volatilité. Évolution de la demande, coûts de l’énergie, décisions d’investissement ou encore confiance des consommateurs : autant de paramètres susceptibles d’être affectés par une dégradation du contexte international.
Un scénario qui reste fragile
Les prévisions de l’OCDE reposent sur l’hypothèse d’une stabilisation progressive de la situation énergétique mondiale. Mais l’organisation souligne que les risques demeurent importants.
Dans son scénario dégradé, marqué notamment par une aggravation des tensions géopolitiques et une hausse durable des prix de l’énergie, la croissance mondiale pourrait tomber à 2,1 % en 2026 puis à 1,8 % en 2027.
Au-delà des chiffres, le message de l’OCDE est clair : l’économie mondiale continue de croître, mais la reprise reste fragile. Pour les entreprises, la capacité à s’adapter à un environnement instable demeure plus que jamais un enjeu stratégique.