Le cas concret de JouéClub et La Grande Récré
À l’occasion d’une table ronde sur le salon, les discussions se sont appuyées sur un exemple concret : le parcours de Franck Mathais et de son fils, Thomas Mathais-Garino. En l’espace de deux ans, ces derniers ont pu reprendre deux magasins La Grande Récré (notamment celui de Paris 2 Italie) à la faveur du rachat du réseau par la coopérative JouéClub.
Cette réussite opérationnelle illustre l’efficacité d’un écosystème global alliant l’engagement de chefs d’entreprise, l’accompagnement d’une enseigne nationale et la sécurisation des financements. Pour mener à bien ces acquisitions, les repreneurs ont en effet bénéficié du soutien conjoint de deux acteurs historiques : le Crédit Coopératif et SOCOREC. Valérie Vitton, directrice des clientèles entreprises, ESS et secteur public du Crédit Coopératif, et Éric Holzinger, directeur général de SOCOREC, ont ainsi détaillé leur approche coordonnée et « écosystémique » qui a permis de mobiliser les fonds nécessaires dans un cadre adapté aux contraintes spécifiques du secteur.
Olivier Urrutia, délégué général de la FCA, a rappelé qu’au-delà de la dimension purement patrimoniale, la transmission d’entreprises représente un enjeu crucial de souveraineté et de préservation du maillage économique local pour la France. Dans cette perspective, la FCA salue les dispositifs favorisant la reprise, à l’instar du pacte Papin porté par le ministre des PME et du Commerce, qui permettent notamment aux salariés d’accéder à l’entrepreneuriat dans un cadre performant et sécurisant.
En combinant indépendance des chefs d’entreprise et puissance du collectif, le commerce associé confirme ainsi son rôle clé pour dynamiser le tissu économique et fluidifier la transmission des PME françaises.