La réduction des allègements de cotisations sociales représenterait un prélèvement supplémentaire de 11,5 milliards d’euros sur les entreprises, soit un surcoût moyen estimé à 550 euros par salarié et par an.
Le risque : des marges de manœuvre encore plus réduites pour augmenter les salaires, embaucher, investir, et assurer la pérennité de l’activité économique. Plus de 200 000 emplois seraient directement menacés par ces mesures, en particulier dans les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre.
À lui seul, le commerce associé compte 670 000 emplois et 47 000 points de vente, dont la moitié dans des villes de moins de 10 000 habitants. C’est un pilier de l’économie nationale et locale, et un créateur d’emplois de premier plan.
Les fédérations d’employeurs signataires demandent le retrait de ces mesures d’alourdissement du coût du travail et préconisent un redressement des finances publiques fondé sur des économies structurelles, en particulier la simplification administrative, plutôt qu’un alourdissement de la fiscalité du travail.